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  • le blog abave
  • : 15/02/2006
  • : pages citoyennes sur l'environnement à blagnac (31)

"Suite à l'article paru dans la Dépêche du Midi du 21 février 2011, notre association déplore, comme le constate journaliste P. Emery, le peu d'attractivité de la ligne T (environ 15.000 à 16.000 voyageurs par jour au lieu des 30.000 espérés)

 

les toulousains boudent le tram, la Dépêche 22 février 2011

 

voiture-ou-bus.jpg Dès l'origine du projet, au début des années 2000, notre association, l'ABAVE a toujours soutenu, le projet d'une ligne T1 desservant la zone aéroportuaire et les bassins d'emploi jusqu'à l'usine A380. Malheureusement, nous n'avons été, ni écoutés, ni suivis dans nos choix, ce qui a abouti au tracé peu attractif de l'actuelle ligne T1.
 

En mai 2008 (20080414 ligne16 lettre), pour accéder rapidement au centre ville de Toulouse et à la gare Matabiau, nous avons demandé que Blagnac soit desservi par une connexion entre la ligne 16 et le tramway (voir courrier ABAVE à Tisséo, et aux Maires de Toulouse et de Blagnac. Ce qui permet de relier le nord de la ville avec la rive droite de la Garonne et donc les quartiers Sept-Deniers, Amidonniers, Héraclès et Compas Carafelli.


Hélas, une fois de plus nous n'avons pas été écoutés (voir réponse Tisséo et Mairie de Toulouse ci jointes, reponseTisseo16, repToulouse16) la mairie de Blagnac ne dédaignant même pas répondre à notre courrier.

Nous ne sommes pourtant pas résignés.

En 2011, le tramway fonctionne. Notre commune peut être mieux desservie, rapidement et à peu de frais, notamment, comme nous l'avons déjà proposé dans notre courrier du 4 mai 2008, par  le prolongement de la ligne 16 et la création d'une station mixte bus tramway à hauteur de l'arrêt Servanty Airbus. Si vous êtes d'accord avec notre proposition, signez la pétition en ligne pour demander : 

 

"Nous, usagers des transports en commun du nord-ouest de l'agglomération toulousaine demandons que soit prolongée la ligne 16 sur Blagnac. Ceci pourrait être fait le long de l'avenue Servanty jusqu'au carrefour avec le tramway, avec création d'un arrêt mixte tramway T1 bus ligne 16 au niveau de l'arrêt Servanty Airbus".

 

 http://www.petitionpublique.fr/?pi=16TISSEO

 


Quand on regarde la carte ci-dessous, on se demande où l'expansion de l'agglomération va s'arrêter ? Comment accompagner le développement de manière harmonieuse, c'est-à-dire de sorte que l'emprise sur les ressources naturelles (air, sols, ressources en eau, calme, espaces verts et agricoles) reste à un niveau de qualité raisonnable et qu'en même temps, les nouveaux arrivants se logent décemment ?

 


etalementurbain.jpg

 

Deux solutions évidentes : densifier l'aire urbaine en pré-emptant les terrains urbains vides et inoccupés et d'autre part, équiper de manière urgente le territoire de la Haute Garonne de transports en commun rapides et efficaces : lignes de train, train associé au tram, modes de doux (piétons et vélos) totalement intégrés dans les infrastructures plus lourdes (train, tram).                 

 

Aussi, quand nous (membres de l'ABAVE) sommes interpellés par l'entremise de l'Association Vélo, sur un dossier de demande concernant des aménagements cyclables le long de la RD902, voilà notre position :

 

D'abord notre Association (ABAVE) essaie de sensibiliser les citoyens de la zone de blagnac sur tous les actes et gestes polluants (déplacements, achats, habitat, par exemple) et demande aux pouvoirs publics des investissements qui réduisent l'impact écologique (politique de logement, bus, train, pistes, zone commerciale, etc.) .

 

A ce titre, nous ne sommes pas partisans de l'étalement urbain tel qu'il est pratiqué par le Grand Toulouse. Cela se traduit par une densité de population très forte sur la commune de Toulouse et par une chute très rapide de cette densité dès que l'on s'éloigne d'une dizaine de kilomètres de la "ville centre". Dans les faits cet étalement urbain se traduit par ce que l'on nomme le "mitage des campagnes".
Des outils de régulations existent ou peuvent être mis en place pour harmoniser l'espace. Il faudrait que les "décideurs" (au sens large) les mettent en œuvre. Cela passe  par la création d'un Établissement Public Foncier pour le Grand Toulouse, dont un de ses premiers travaux devrait porter sur la définition des limites de l'aire urbaine et la densité de population souhaitée. De ce postulat découleraient les limites de l'aire rurale avec, là aussi, une autre définition sur le rural et donc sur le type de campagne que nous souhaitons.
La création d'un tel Établissement Public Foncier devrait permettre aux communes, comme par exemple Blagnac, de promouvoir un habitat plus dense, mais restant convivial et attractif, et privilégiant par exemple, des modes doux de déplacements, des transports en commun en site propre, des logements à consommation énergétique nulle (voir positive) etc.

 

Par ailleurs nous avons aussi dans notre ville, pourtant atténante à Toulouse, de grandes difficultés de déplacement alternatives à la voiture : nous sommes très insatisfaits du réseau cyclable et en en grande partie, parce qu'il est mal relié aux autres communes (Toulouse par Ancely par exemple le long du tram, ou bien Cornebarrieu par le rond-point du centre commercial de l'autre côté !).

 

Nos efforts depuis 5 ans portent d'ailleurs sur la sensibilisation des responsables de l'agglomération sur ce maillage insuffisant.

 

Alors que pensez de votre démarche qui se situe encore plus loin des zones urbaines denses ?

 

Peut-être que les demandes d'aménagement d'un réseau cyclable entre Grenade et Blagnac est surtout marginale et correspond à des doléances d'une part très faible de cyclistes dans ce milieu banlieusard toulousain ?

 

Pour répondre à cette demande, il faudrait mettre en place des moyens énormes et notamment financiers. A quel titre ces moyens devraient-ils être engagés pour "soutenir" le vélo alors que dans l'agglomération proprement dite

 

nous n'obtenons pas grand chose ou très lentement ? Nous savons que ce moyen de transport surtout dans le cadre des banlieues éloigné restera très marginal : combien de déplacements de Grenade à Blagnac en vélo dans les déplacements hors loisirs ?

 

Nous préfèrerons une structuration des liaisons entre communes par les transports en commun (empruntés par tous, pas seulement des cyclistes sportifs) et pour le développement de transport en commun rabattant les usagers vers les gares de train ou de tram. Quitte à ce que ces lignes (bus par exemple) soient équipés de remorques pour transporter les vélos comme il en existe dans plusieurs villes françaises.

 

Bien sur, nous savons que, dans le cadre du développement du secteur nord-ouest de l'agglomération toulousaine, il est prévu de prolonger la RD902 et nous serons vigilants lors de la mise en œuvre de ces projets à ce que cette réalisation s'accompagne de créations de pistes cyclables reliées en toute sécurité au semblant de réseau existant à Blagnac et à Beauzelle.

 

Nous aurons sûrement l'occasion de discuter de manière plus approfondie de ces questions, qui touchent l'habitat et les déplacements.

 

1erephoto

Depuis fin Décembre, des blagnacais écologistes convaincus se déplacent en consommant moins de C02 : au moins, deux solutions nouvelles ont été testées : le covoiturage et le tramway.

 

covoiturage.jpg Le covoiturage est rendu facilité par l'existence de sites qui mettent en relation les conducteurs (covoitureurs) et les voyageurs (covoiturés). Nous avons testé pour vous le site http://www.covoiturage.fr pour aller de Blagnac à Grenoble puis de Vienne (Isère) à Blagnac : dans les 2 cas, des covoiturés ont contacté le conducteur pour proposer un lieu de rendez-vous pratique pour tous et un numéro de téléphone : au moment de partir, les deux ont rappellé le montant de la participation et ont fixé le lieu d'arrivée. Dans les 2 trajets, ce fut très agréable et moins couteux pour chacun des participants et pour l'environnement.

 

tramway2 Le tramway est pratique (on est assis, on lit, on écoute la musique, on est pas stressés,  ni coincés) quoique un peu lent (35 minutes d'Aeroconstellation jusqu'aux Arènes + 8 minutes de fréquence + 10 minutes de liaisons = 53 minutes) et il traverse Blagnac de part en part (sauf le quartier des ramiers). Il est peu bruyant (surtout à l'intérieur) et bien reposant, il est surtout très peu polluant et largement économique pour ses utilisateurs (1,50 € max).

 

Il ne lui reste plus qu'à embarquer les vélos comme dans bien des villes françaises : Bordeaux, Strasbourg, Montpellier et bientôt Besançon.

 

Dans tous ces cas, le règlement stipule : Les bicyclettes sont autorisées dans le tram sans supplément de prix du lundi au samedi en dehors des tranches horaires 7h00 - 9h00 et 17h00 - 19h00 et le dimanche et jours fériés toute la journée. L’accès à bord se fait uniquement par la dernière porte du tramway, sous la responsabilité du propriétaire de la bicyclette. Les vélos sont interdits dans les bus.

 

Car emprunter son vélo, c'est encore le meilleur moyen de réduire son empreinte écologique et au passage, d'entretenir sa santé mais vers Ancely, depuis Blagnac cela s'avère dangereux et très désagréable, donc autant mettre son vélo dans le tramway pour une courte durée : on espère pouvoir le faire en 2011.  

 

VENDS cause ouverture tramway

Scooter lead 110 HONDA

Kilométrage: 6300 km

Année-modèle:  2008

Cylindrée: 110 cm3 

visible à Blagnac

contact : pasvirtuelle@yahoo.fr

 

scooter.jpg

Descriptif :

Honda SCV 110 Lead rouge
scooter excellent état, dort dans garage
très pratique, puissant, conduite souple et
calme
1ere main, révision OK
plaque immatriculation, peut rouler partout
top case et anti-vol U
à 2 très facile

Prix:

1 399 €


remarque : pour ceux qui n'ont pas conduit de 2 roues depuis 5 ans, se rendre à la rubrique suivante : http://www.conduire-un-deux-roues.gouv.fr/le-vehicule/les-demarches/nouvelle-formation-obligatoire/

 

Selon le Ministère de l'Ecologie, qui fixe le classement des aéroports, l'aéroport de Toulouse-Blagnac est le 2ème aéroport de France le plus nuisible après Orly (http://www.developpement-durable.gouv.fr/). Donc, la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA) pour Toulouse est de 30 €.

 

Alors, pourquoi tant de trafic aérien à Blagnac ? Pourquoi tant de vols à bas prix pour les clients mais à grand coûts pour l'environnement ? Et incidemment, pourquoi Toulouse est-elle la seule ville de province si mal reliée à Paris par le train ?

 

La nuit, les gens dorment : étonnant, non ?

Vols de nuit : 7 373 : C'est le nombre de mouvements de nuit à l'aéroport de Blagnac entre 22 heures et 6 heures en 2009. Un tiers se situent entre minuit et 6 heures , période de cœur de nuit. Entre 1999 et 2009, les mouvements ont baissé de 12 %.

 

Petit historique de l'ancienne règlementation et du "couvre feu" 23h-06h :

 

Suite à l'augmentation du trafic et des nuisance sonores (de jour comme de nuit) le Collectif Contre les Nuisances Aériennes de l'Aéroport de Toulouse-Blagnac a été créé. (CCNAT). Il réunissait de nombreuses associations et surtout les représentants des 2 associations de Lardenne, qui dénonçaient surtout la réglementation de la hauteur des vols au-dessus de ce quartier et pas le nombre de survols. Suite à leur pression et avec le soutien du CCNAT, ils ont obtenu la modification des trajectoires (atterrissage et décollage). Résultat, tous les terrains dans l'axe des pistes ont été ouverts à l'urbanisation. Ils n'y a jamais eu de campagne de mesures pour prouver que les nouvelles trajectoires étaient moins bruyantes que les anciennes.


Le CCNAT a toujours été très frileux vis-à-vis de l'aéroport et de façon générale de l'aéronautique (constructeur et compagnies) sous la pression des adhérents dont l'emploi est et était directement lié à ce secteur.

 

D'où ces mesures assez molles qui ont été prises de "couvre feu" mais avec possibilité de dérogation, ce qui explique le chiffre de 7373 vols.


Les compagnies qui volent dans ces créneaux horaires sont soumises à amende et payent une redevance. Cet argent sert à alimenter un fond qui devrait en théorie  améliorer les conditions de logement des riverains des aéroports. Actuellement il s'agit essentiellement des communes de Cornebarrieu et de St Martin du Touch, Blagnac n'est pas concernée car nous ne sommes pas dans l'axe des pistes. Les amendes ne sont pas très élevées. Le fond ne peut résoudre qu'une infime partie des problèmes de ces populations et il s''agit généralement de travaux lourds d'infrastructures : isolation phonique des maisons par exemple.

 

Nouvelles règlementations : volez, payez mais plus au Nord, svp


Le 4 novembre 2010, ces dérogations pour vol de nuit ont été normalisées et le couvre-feu a été levé ! Avec 19 voix pour, 11 contre et une abstention, la Commission Consultative de l'environnement, composée de professionnels de l'aéronautique, de collectivités locales et d'associations, réunie à la préfecture de Toulouse, a préféré opter pour de mesures restrictives qui prendront effet en octobre 2011 plutôt que pour le maintien du couvre-feu : le prétexte de l'emploi a encore été utilisé pour justifier cette décision... Seules des mesurettes ont été prises : les décollages et atterrissages, au lieu de survoler Toulouse, se feront tous vers le Nord.


Donc, les amendes vont disparaître pour certains vols bruyants (de minuit à 6h) alors que nous préconisons au contraire de les augmenter dans le cas des vols bruyants de nuit sur l'ensemble de la plage horaire 22h-06h afin de dissuader les compagnies aériennes d'y avoir recours.

 

Comme le dit, si bien le représentant de la Direction de l'Aviation Civile : « Ce qui importait, ce n'était pas tant de diminuer le nombre d'avions la nuit, mais de bien maîtriser les nuisances sonores », sans commentaires.

 

La position de Bernard Keller, Président de la Commission économique à la Communauté Urbaine (extrait de la voix du Midi, 4 novembre 2010) :

 

Quelle est votre position quant à l'éventuelle interdiction des vols de nuit sur l'aéroport de Blagnac ?

ll n'est pas raisonnable d'envisager le couvre-feu entre minuit et 6 h du matin par rapport aux conséquences que cela aurait. En effet, les quelques vols qui se déroulent à ces heures sont stratégiques. Un couvre-feu aurait par exemple de forte incidences sur la livraison du courrier et sur le transport du fret. Mais cela impacterait aussi fortement touts les vols retardés, qu'ils soient passagers et de fret. Au final, l'impact social serait énorme.

 

Pour l'ABAVE

 

La seule mesure efficace contre le bruit et la pollution serait d'interdire complètement les vols de nuit.

 

A défaut, en suivant le CCNAT, de limiter les avions selon leur bruit réel de certification (c'est le cas à Oslo, avions > 88 EPNdB interdits) et de demander au niveau international un abandon de cet indice de mesure du bruit (EPN dB) mis au point en 1959, révisé légèrement dans les années 70 et qui est complètement obsolète mais conservé par l'industrie aéronautique car bien avantageux. En effet, les avions actuels font plus de bruit dans les graves qu'il y a 40 ou 50 ans qui sont bien moins bien anéantis par les murs, toits et fenêtres. La mesure consistant à atterrir et décoller la nuit du même côté , c'est à dire vers le Nord est sans doute celle qui soulagera les toulousains et les riverains des communes de Ramonville, Castanet. Au nom du plus grand nombre épargné c'est incontestable, mais pas au nom de la défense des minorités. Le guidage par satellite aura pour conséquence d'assurer un parfait pilonnage sur les mêmes, afin d'éviter une quelconque dispersion et créer de nouveaux mécontents. Ceux qui souffrent déjà souffriront plus encore si le trafic repart à la hausse. La proposition d'atterrissage en descente continue qui est à l'expérimentation n'a fait l'objet d'aucun retour d'analyse, mais un pilote a affirmé que les remises de gaz seraient plus nombreuses, notamment pour les gros avions.

 

toulouse_blagnac2.jpg

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