Compteur Linky : la ville de Blagnac dévoile les résultats de son étude sur la dangerosité des ondes

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La Ville de Blagnac, a dévoilé, jeudi 29 novembre 2018, les résultats de son étude sur la dangerosité des ondes autour du compteur Linky. Une étude qualifiée de "rassurante".

Publié le 1 Déc 18 à 16:06 (source actu.fr)

Le maire de Blagnac a dévoilé les résultats de l’étude lancée sur les risques en matière d’ondes, au sujet des compteurs Linky. (©Actu.fr / Illustration)

Il y a quelques semaines, la Ville de Blagnac (Haute-Garonne) a mandaté une étude au sujet des compteurs Linky, afin de savoir si le boîtier controversé d’Enedis présente des risques en matières d’ondes. « Je m’étais engagé auprès des associations anti-Linky de réaliser une étude totalement indépendante », rappelle le maire Joseph Carles à Actu Toulouse. 

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Des résultats « rassurants» pour le maire  

Pour ce faire, la municipalité a fait appel au laboratoire Exem, qui a procédé le 8 octobre dernier aux mesures des champs électromagnétiques à proximité de ces compteurs Linky, sur différents sites (logements et équipements publics). Les mesures ont été effectuées à 20 centimètres du compteur. Les résultats dévoilés par la commune, jeudi 29 novembre 2018, sont sans appel. L’ensemble des valeurs mesurées reste en dessous des valeurs réglementaires. Joseph Carles confirme :

Pour l’instant, les résultats sont rassurants et correspondent à ce qui a été annoncé par Enedis. Les compteurs Linky diffusent moins d’ondes qu’un téléphone portable et dix fois moins d’ondes qu’une télévision. 

Voici les résultats des mesures effectuées par le laboratoire Exem : 

Les résultats des mesures du champ électromagnétique effectuées à proximité des compteurs Linky par le laboratoire Exemn, à Blagnac. Les résultats des mesures du champ électromagnétique effectuées à proximité des compteurs Linky par le laboratoire Exemn, à Blagnac. (©Ville de Blagnac )

Une deuxième vague d’étude mandatée  

Si les émissions d’ondes sont donc largement inférieures au niveau réglementaire, la Ville de Blagnac souhaite poursuivre son étude sur la dangerosité des ondes. 

« Nous allons aller plus loin avec ce laboratoire pour réaliser un deuxième volet d’étude, afin de comparer les niveaux de champs électromagnétiques utilisés par le compteur Linky lorsque le concentrateur, situé dans le transformateur du quartier, interroge le compteur. Pour la réaliser, il faut qu’il y ait suffisamment de ménages connectés au concentrateur », poursuit Joseph Carles qui précise que cette deuxième vague d’étude devrait intervenir « avant le printemps 2019 »

D’après les données fournies par Enedis, plus de 5 200 compteurs nouvelle génération ont déjà été posés à Blagnac, qui comporte plus de 23 000 habitants. Au total, environ 11 000 compteurs seront installés en février, mars, juin et novembre 2019, selon les chiffres fournis par Enedis.

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« Je ne suis pas anti Linky »

« Je ne suis pas anti-Linky. Si la deuxième vague d’étude menée par le laboratoire confirme les résultats, j’en prendrai acte », explique Joseph Carles, qui précise qu’il a pour le moment, à titre personnel, refusé à Enedis d’accéder à son domicile pour implanter un compteur Linky. Il attend les résultats de ce deuxième volet d’étude pour se prononcer. 

Devenu maire de Blagnac en octobre 2017, à la suite de la démission de Benard Keller, Joseph Carles (parti radical) avait défrayé la chronique en indiquant, en septembre 2018, que le tribunal administratif de Toulouse avait confirmé l’interdiction pour Enedis d’entrer dans les appartements et les maisons sans accord des propriétaires ou des occupants, à la suite d’un arrêté municipal pris par l’édile. 

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« La méthode insupportable d’Enedis »

Une décision qualifiée un peu à la hâte de «première en France » par la Ville de Blagnac, alors que l’arrêté municipal avait été en réalité suspendu par le tribunal administratif de Toulouse, et que ni Enedis, ni la préfecture de Haute-Garonne, qui étaient à l’origine du recours, n’avaient fait appel. Depuis, le maire a pris un nouvel arrêté qui rappelle les règles de droit suivantes : 

  • l’opérateur doit garantir aux usagers leur choix de refuser ou d’accepter l’accès à leur logement ou à leur propriété.

  • l’opérateur doit garantir aux usagers leur choix de refuser ou accepter que les données collectées par le compteur soient transmises à des tiers partenaires commerciaux de l’opérateur.

Un arrêté municipal qui n’autorise cependant pas les Blagnacais à refuser la pose du compteur Linky. «Beaucoup de communes ont pris en France et dans la région, des arrêtés similaires », note toutefois Joseph Carles, qui précise : «Mon souci était de dénoncer la méthode insupportable d’Enedis qui consiste à aller chez les gens et à poser un compteur sans rien leur demander. Ce n’est pas acceptable » .  

 

Publié dans Ondes

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