Présentation

  • : ABAVE
  • : environnement écologie vélo modes doux blagnac aéroport
  • Contact

Texte Libre

L'escargot est un animal lent, qui persévère souvent et qui, de toute façon, laisse toujours une trace.

Recherche

3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:18

Après avoir laissé se construire et s'agrandir un centre commercial, la déviation de Beauzelle, une usine A380 et tout un quartier dit Andromède, les pouvoirs publics sont bien obligés de constater une très forte augmentation du trafic sur la RD902. 

Qui dit augmentation du trafic sur cette voie, dit nuisances pour les riverains ! riverains installés autour du parc d'Odyssud depuis plus de 30 ans : ils n'avaient qu'à pas s'installer là et donc tanpis pour eux ?

Bien sûr, on leur a vaguement construit un simili de mur anti-bruit décrit par une riveraine comme une "simple séparation de planches bétonnées et de fenêtres transparentes plastiques ou simplement un grillage qui sépare la voie rapide du chemin existant et qui a été dégradé il y a plus d'un an et demi, laissant des ouvertures béantes et donnant à l'environnement un aspect sinistré tel un quartier à l'abandon: Le mur est noirci par un reste d'incendie, le filet de protection orange installé dans l'attente des travaux est déchiré et flotte au gré du vent d'un côté ou de l'autre de son point de fixation…).  Il est très facile pour un enfant ou un animal de se retrouver sur la voie rapide". 

D'ailleurs, d'autres personnes s'associent à cette demande de construction d'un véritable mur anti-bruit en insistant aussi sur les nuisances liées à l'aéroport et aux essais des moteurs au sol. 

Mais qu'ils se rassurent, une voie verte va être (re)créer le long de cette séparation comme l'atteste ce courrier :   

Capturer

 Une riveraine leur répond, par lettre recommandée du 12 novembre, sur la discontinuité du réseau cyclable à blagnac : 

"Etant une utilisatrice habituelle de la bicyclette, cette idée me séduit naturellement. Mais une liaison n'est utile que si elle s'insère dans un réseau plus vaste qui permet au plus grand nombre d'utiliser leur vélo pour leur déplacement quotidien (aller travailler, aller faire ses courses, aller au cinéma, aller à l'école …). Or si quelques bribes de pistes sont réalisées de ci, de là , elles restent des bouts de chemins sans cohésion. A la fin d'une voie cyclable, il faut parfois traverser la route pour prendre un autre bout soudain situé de l'autre côté !

Par exemple, certains cyclistes empruntent actuellement le chemin bordant la voie rapide et se rendent à leur lieu de travail situé de l'autre côté de cette voie rapide. Beaucoup utilisent le trottoir du passage de l'Ourmette, mais ils doivent franchir des obstacles comme porter le vélo pour descendre l'escalier au bout de l'impasse des Oliviers. A ce niveau, si une simili descente, bien raide pour le vélo, a été aménagée dans cet escalier, il reste une grande marche en haut de celui-ci et, en bas, l'arrivée brutale bute sur un piétonnier "piétons vélos" très fréquenté. Cela prouve que ces aménagements sont toujours pensés et réalisés "à minima" pour les cyclistes et conçus par des gens qui n'utilisent pas leur vélo au quotidien".  

Bref, un immense gachis : des automobilistes empêtrés dans les bouchons, des cyclistes mécontents, des riverains exaspérés, des émissions de gaz à effets de serre et du bruit, toujours du bruit.  

Partager cet article

Repost 0

commentaires