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L'escargot est un animal lent, qui persévère souvent et qui, de toute façon, laisse toujours une trace.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 20:18

Quand on regarde la carte ci-dessous, on se demande où l'expansion de l'agglomération va s'arrêter ? Comment accompagner le développement de manière harmonieuse, c'est-à-dire de sorte que l'emprise sur les ressources naturelles (air, sols, ressources en eau, calme, espaces verts et agricoles) reste à un niveau de qualité raisonnable et qu'en même temps, les nouveaux arrivants se logent décemment ?

 


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Deux solutions évidentes : densifier l'aire urbaine en pré-emptant les terrains urbains vides et inoccupés et d'autre part, équiper de manière urgente le territoire de la Haute Garonne de transports en commun rapides et efficaces : lignes de train, train associé au tram, modes de doux (piétons et vélos) totalement intégrés dans les infrastructures plus lourdes (train, tram).                 

 

Aussi, quand nous (membres de l'ABAVE) sommes interpellés par l'entremise de l'Association Vélo, sur un dossier de demande concernant des aménagements cyclables le long de la RD902, voilà notre position :

 

D'abord notre Association (ABAVE) essaie de sensibiliser les citoyens de la zone de blagnac sur tous les actes et gestes polluants (déplacements, achats, habitat, par exemple) et demande aux pouvoirs publics des investissements qui réduisent l'impact écologique (politique de logement, bus, train, pistes, zone commerciale, etc.) .

 

A ce titre, nous ne sommes pas partisans de l'étalement urbain tel qu'il est pratiqué par le Grand Toulouse. Cela se traduit par une densité de population très forte sur la commune de Toulouse et par une chute très rapide de cette densité dès que l'on s'éloigne d'une dizaine de kilomètres de la "ville centre". Dans les faits cet étalement urbain se traduit par ce que l'on nomme le "mitage des campagnes".
Des outils de régulations existent ou peuvent être mis en place pour harmoniser l'espace. Il faudrait que les "décideurs" (au sens large) les mettent en œuvre. Cela passe  par la création d'un Établissement Public Foncier pour le Grand Toulouse, dont un de ses premiers travaux devrait porter sur la définition des limites de l'aire urbaine et la densité de population souhaitée. De ce postulat découleraient les limites de l'aire rurale avec, là aussi, une autre définition sur le rural et donc sur le type de campagne que nous souhaitons.
La création d'un tel Établissement Public Foncier devrait permettre aux communes, comme par exemple Blagnac, de promouvoir un habitat plus dense, mais restant convivial et attractif, et privilégiant par exemple, des modes doux de déplacements, des transports en commun en site propre, des logements à consommation énergétique nulle (voir positive) etc.

 

Par ailleurs nous avons aussi dans notre ville, pourtant atténante à Toulouse, de grandes difficultés de déplacement alternatives à la voiture : nous sommes très insatisfaits du réseau cyclable et en en grande partie, parce qu'il est mal relié aux autres communes (Toulouse par Ancely par exemple le long du tram, ou bien Cornebarrieu par le rond-point du centre commercial de l'autre côté !).

 

Nos efforts depuis 5 ans portent d'ailleurs sur la sensibilisation des responsables de l'agglomération sur ce maillage insuffisant.

 

Alors que pensez de votre démarche qui se situe encore plus loin des zones urbaines denses ?

 

Peut-être que les demandes d'aménagement d'un réseau cyclable entre Grenade et Blagnac est surtout marginale et correspond à des doléances d'une part très faible de cyclistes dans ce milieu banlieusard toulousain ?

 

Pour répondre à cette demande, il faudrait mettre en place des moyens énormes et notamment financiers. A quel titre ces moyens devraient-ils être engagés pour "soutenir" le vélo alors que dans l'agglomération proprement dite

 

nous n'obtenons pas grand chose ou très lentement ? Nous savons que ce moyen de transport surtout dans le cadre des banlieues éloigné restera très marginal : combien de déplacements de Grenade à Blagnac en vélo dans les déplacements hors loisirs ?

 

Nous préfèrerons une structuration des liaisons entre communes par les transports en commun (empruntés par tous, pas seulement des cyclistes sportifs) et pour le développement de transport en commun rabattant les usagers vers les gares de train ou de tram. Quitte à ce que ces lignes (bus par exemple) soient équipés de remorques pour transporter les vélos comme il en existe dans plusieurs villes françaises.

 

Bien sur, nous savons que, dans le cadre du développement du secteur nord-ouest de l'agglomération toulousaine, il est prévu de prolonger la RD902 et nous serons vigilants lors de la mise en œuvre de ces projets à ce que cette réalisation s'accompagne de créations de pistes cyclables reliées en toute sécurité au semblant de réseau existant à Blagnac et à Beauzelle.

 

Nous aurons sûrement l'occasion de discuter de manière plus approfondie de ces questions, qui touchent l'habitat et les déplacements.

 

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commentaires

beatrice 17/02/2011 07:59



Beaucoup de "gamins" de Seilh et de Beauzelle souhaiteraient une liaison cyclable protégée entre les 2 communes.